INFOSELEC.net, des briques d'information sélectionnées sur le Net
Flux RSS Flux RSS

Vous êtes ici : Infos > Ecologie, Environnement et Développement Durable

Développement durable, Ecologie, Protection de l'environnement et préservation de la nature

Dossiers d'information et de réflexion - basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse - sur les questions, enjeux de société et débats politiques liés au développement durable, à la protection de la planète et à l'écologie.

Catastrophes naturelles, dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles : la planète en danger ?

La France au 7e rang mondial pour l'environnement

Le Monde - 29 mai 2010 - Grégoire Allix
La France "figure en tête des pays du G20, selon ce palmarès biennal, fondé sur un "cocktail" de vingt-cinq indicateurs, qui prend en compte aussi bien les objectifs de santé environnementale (accès à l'eau potable, pollution de l'air...) que la vitalité des écosystèmes (biodiversité, usage des pesticides, état des forêts, protection des mers, émissions de CO2...)."

L'état de l'environnement en France reste préoccupant

Le Monde - 5 juin 2010 - Gaëlle Dupont
Certaines évolutions sont positives. La qualité de l'air dans les villes s'améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse.(...) Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. (...) Côté négatif, des tendances préoccupantes perdurent. La pollution des sols (plomb, cuivre) et celle des eaux souterraines (nitrates, pesticides) s'aggravent. La biodiversité est en crise, malgré l'accroissement des surfaces protégées.

L'humanité engloutit l'équivalent d'une planète et demie

Le Monde - 13 octobre 2010 - lemonde.fr
Selon le rapport "Planète vivante 2010" de l'organisation écologiste WWF,[...] l'humanité utilise désormais "l'équivalent d'une planète et demie" pour subvenir à ses besoins, principalement en raison de la "surconsommation" des pays les plus riches. L'empreinte écologique de l'humanité, c'est-à-dire la surface de terre et le volume d'eau requis pour produire les ressources renouvelables utilisés par la population sur une année, a doublé depuis 1966, ajoute l'organisation. Si rien ne change dans nos modes de consommation, l'humanité aura besoin de "deux planètes par an" en 2030, s'alarme le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Le WWF souligne le rôle prépondérant des pays les plus riches dans cette évolution en relevant que, toujours sur les données de 2007, les pays membres de l'OCDE, dont font partie les économies les plus riches au monde, "représentaient 37 % de l'empreinte écologique de l'humanité". "Si chaque habitant de la planète vivait comme un habitant moyen des Etats-Unis ou des Emirats arabes unis, il faudrait une biocapacité équivalente à plus de 4,5 planètes pour répondre à la consommation de l'humanité et absorber les émissions de CO2", souligne le texte. "Par contre, si tout le monde vivait comme le citoyen indien moyen, l'humanité n'utiliserait même pas la moitié de la biocapacité de la planète", ajoute-t-il.
Les Emirats arabes unis, le Qatar, le Danemark, la Belgique, les Etats-Unis, l'Estonie, le Canada, l'Australie, le Koweït et l'Irlande sont les pays à la plus forte empreinte écologique, ajoute l'organisation. "La surconsommation du Nord se fait à crédit sur les ressources du Sud", souligne le WWF, dont le rapport relève également qu'"un déclin de la biodiversité est plus élevé dans les pays à faibles revenus".
Le rapport du WWF fait état d'une diminution globale de la biodiversité de 30 % entre 1970 et 2007. Dans les zones tropicales, cette diminution atteint 60 %.

...plus d'informations sur la communication sensationnaliste sur les prévisions écologiques

Salvano Briceno : L'homme transforme l'aléa naturel en catastrophe

Le Monde - 27 août 2010 - Salvano Briceno (directeur de la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes des Nations Unies), propos recueillis par Grégoire Allix
Villes et villages se vident dans la vallée de l'Indus. Des centaines de milliers de Pakistanais continuent de fuir les inondations qui ont déjà fait 1 500 morts depuis un mois. Au Pakistan comme en Russie, en Chine ou en Inde, les catastrophes naturelles ont rendu l'été meurtrier. Mais sont-elles si naturelles ? Plus que le climat ou l'environnement, "c'est l'intervention de l'homme qui crée la catastrophe", estime le Vénézuélien Salvano Briceno, qui dirige à Genève la Stratégie internationale de réduction des catastrophes des Nations unies.
"Au Pakistan comme ailleurs, on ne tient pas compte des risques naturels, vus à tort comme inévitables. On a permis aux gens de s'installer sur les bords des fleuves, dans les plaines d'inondation. Des endroits où les risques étaient pourtant bien connus. C'est la principale cause de la catastrophe. Ce n'est pas l'aléa naturel qui tue les gens. Si la plupart des victimes sont mortes dans le nord, c'est parce que la guerre avait rendu la région vulnérable et fait de nombreux déplacés."
"L'aménagement du territoire et la politique de construction portent une responsabilité essentielle dans la fabrication des catastrophes. Elles ne sont pas naturelles. C'est l'action de l'homme qui transforme l'aléa naturel en désastre."
"En Russie, la mauvaise gestion des forêts a été une des causes principales des incendies qui ont ravagé le pays. En Chine, la croissance urbaine incontrôlée et la déforestation favorisent les glissements de terrain. En Haïti, le 12 janvier, les habitants de Port-au-Prince ont été tués par leur pauvreté, pas par le tremblement de terre. Un mois plus tard, un séisme équivalent a frappé le Chili, avec infiniment moins de morts. La différence, c'est la misère, l'urbanisation des terrains à risque, l'absence de normes de construction. Chaque année, un même ouragan fait des ravages mortels à Haïti mais aucune victime à Cuba ou en République dominicaine."

...plus d'informations sur les risques de changements climatiques

Les enjeux économiques considéraux liés à la préservation de l'environnement et de la nature

"Il nous faut inventer une nouvelle économie s'appuyant sur le capital naturel"

Le Monde Magazine - 24 octobre 2010 - Frédéric Joignot
L'actuelle érosion des biotopes terrestres – forêts, océans, sols etc. –, jusqu'ici capables de s'auto-entretenir, nous coûte entre 1 350 et 3 100 milliards d'euros chaque année – en comparaison, le FMI estime à 1 150 millions d'euros les pertes bancaires pendant la récente crise financière. En diminuant par deux le rythme de la déforestation d'ici à 2030, les réductions d'émission de CO2 par année diminueraient de 2 600 milliards d'euros les dégâts causés par le réchauffement – "sans compter, ajoute Pavan Sukhdev, les services de captation de CO2 rendus par les forêts".
Pavan Sukhdev a dressé la liste des services inestimables et mésestimés que les écosystèmes naturels nous rendent tous les jours : l'approvisionnement en nourriture, en matières premières indispensables, en eau douce, en ressources médicinales, en bois d'habitation et de chauffage, en air pur ; la régulation du climat à l'échelle locale et mondiale, la régulation des événements naturels violents, de l'érosion et de la fertilité des sols, sans oublier l'apport d'habitats protégeant la diversité des animaux terrestres.
A tous ces précieux dons de la nature, sans lesquels nous ne saurions survivre, il faut ajouter l'aide stratégique qu'elle nous fournit aujourd'hui pour réparer les destructions causées par les activités humaines, devenues comparables à des forces géologiques. "Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles, explique Pavan Sukhdev. Elles sont nos alliées."
Le drame actuel des humains vient de ce qu'ils ont trop longtemps cru que les cadeaux de la nature étaient éternels et infinis. Mais surtout, la théorie économique occidentale, toute consacrée à ses profits à court terme, n'a pas jugé nécessaire de considérer la valeur de cette manne. Ce qui choque Pavan Sukhdev : "Depuis que j'ai commencé à m'intéresser à l'économie, j'ai voulu élargir la notion de capital pour m'intéresser au 'capital naturel'. Découvrir quelle est la véritable 'nature de la valeur' nous mène à considérer quelle est la 'valeur de la nature'.
Il semble évident à tous que les innombrables services rendus par les écosystèmes ont une valeur. Pourtant, ceux-ci sont encore invisibles. Le taux d'oxygène constant, la régulation climatique, la dépollution par les océans n'apparaissent pas dans les comptes privés ni publics. Ils n'ont jamais été véritablement chiffrés par les acteurs économiques, ils apparaissent très peu sur les marchés, défient encore notre évaluation. Or cette invisibilité du capital naturel contribue gravement à la dégradation des écosystèmes et à la perte de la biodiversité."

...plus d'informations sur les enjeux économiques du développement durable

Une volonté d'engagement certaine... mais souvent pour de fausses bonnes idées ?

analyse De nombreuses bonnes volontés s'engagent pour la défense de l'environnement, mais certaines actions menées ne sont-elles pas contre-productives ? Certaines vérités assennées à un moment donné ne se révèlent-elles pas néfastes sur le plan de l'écologie et du développement durable ?

L'engouement pour les agrocarburants n'est plus ce qu'il était

L'Express - 9 avril 2010 - Catherine Gouëset
Parés de toutes les vertus il y a quelques années, les agrocarburants sont aujourd'hui accusés d'affamer la planète et d'encourager la déforestation. Et leur bilan environnemental ne serait pas si "vert" qu'on a bien voulu le dire, comme le concède un rapport... récemment retiré par l'Ademe de son site Web. Comment en est-on arrivé là?

...plus d'informations sur les polémiques des politiques écologistes

Manger «bio» n'est pas meilleur pour la santé

Le Figaro - 20 mai 2010 - Marc Mennessier
Les produits issus de l'agriculture biologique ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires. Telle est la conclusion d'une étude publiée dans Les Cahiers de nutrition et de diététique par deux chercheurs honoraires de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), spécialisés en nutrition humaine et sécurité alimentaire.
À noter que le cuivre, le soufre, la roténone et l'huile de neem, parfois massivement utilisés par les producteurs bio pour lutter contre certains parasites, n'ont fait à ce jour l'objet d'aucune recherche. «Or ces produits que les gens croient inoffensifs parce qu'ils sont "naturels" peuvent être aussi toxiques que certaines molécules de synthèse», souligne Léon Guéguen. Par ailleurs, si la réduction dans les cultures bio des intrants chimiques (engrais, produits phytosanitaires) favorise la production par la plante de substances antioxydantes bénéfiques pour la santé, comme les polyphénols, elle facilite aussi celle de métabolites secondaires et de toxines naturelles dont l'innocuité n'est pas garantie, estiment les deux auteurs.
S'il se confirme que le fait de manger bio n'apporte pas de bénéfice évident pour la santé, en revanche, l'impact environnemental de ce mode de production est globalement meilleur, mais, encore une fois, contrasté. (...) Mais, en pratique, ces effets positifs ne sont pas opérants du fait de l'éparpillement des parcelles bio. Pour y remédier, les académiciens proposent de «concentrer» les exploitations bio dans certains territoires sensibles, comme les bassins versants ou les zones de captage d'eau potable. Mais ce regroupement n'est pas sans risque. «Aujourd'hui, les champs bio sont en partie protégés des parasites par les agriculteurs conventionnels qui traitent tout autour, note Léon Guéguen. Si on les rassemble au même endroit, les cultures pourraient être détruites en cas de forte épidémie.»

Une "forêt fantôme" pour dénoncer la déforestation

Le Monde - 16 novembre 2009 - lemonde.fr
Dix troncs d'arbres tropicaux ont été disposés sur Trafalgar Square à Londres pour dénoncer la déforestation.
analyseL'achat d'une bonne conscience et la satisfaction d'un bon coup de pub... mais à quel prix environnemental ?

Engagement citoyen : des efforts contre les émissions de CO2, oui... mais pour les autres !

analyse Avant de désigner des "responsables" et de faire la morale aux "autres", n'est-il pas d'abord de notre devoir à chacun d'agir de façon responsable ?

L'état de l'environnement en France reste préoccupant

Le Monde - 5 juin 2010 - Gaëlle Dupont
Alors que l'industrie a beaucoup réduit son impact sur l'environnement, sous la pression des pouvoirs publics, et que l'agriculture commence à faire de même, la consommation des ménages pèse davantage. Les pratiques - recours majoritaires à la voiture, demande de biens livrés rapidement (donc par la route), aspiration à la maison individuelle, multiplication des voyages - sont "en décalage" avec le souci de protection de l'environnement exprimé. Les séjours à l'étranger ont augmenté de 25 % entre 2000 et 2007, avec une forte croissance des courtes durées.

Des kilos de CO2 cachés dans nos assiettes

Le Figaro - 15 octobre 2007 - Marielle Court
Oubliant les saisons, les consommateurs achètent des fraises à Noël ou des cèpes au printemps, qui auront parcouru des milliers de kilomètres avant d'arriver sur leur table.

Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation

Le Monde - 12 janvier 2011 - Lemonde.fr avec AFP
Selon un rapport présenté mercredi 12 janvier par des chercheurs français, les pays riches devront mettre moins de viande dans leur assiette et en finir avec le gâchis pour nourrir neuf milliards d'individus en 2050, tout en préservant les ressources de la planète.
Examinant la question de la subsistance alimentaire des êtres humains à l'horizon 2050, le rapport "Agrimonde", fruit de travaux lancés en 2006, répond par deux scénarios : l'un privilégie le bien-être immédiat et l'autre, le développement durable. Et ce dernier suppose "une vraie rupture", souligne cette étude réalisée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
"Evidemment, ce n'est pas parce que je vais moins manger que quelqu'un du Sahel va mieux manger", nuance Sandrine Paillard, responsable de l'unité prospective de l'INRA. "Mais il est clair que si toute la planète mange comme on mange, et notamment autant de viande, la pression sur les ressources naturelles ne sera pas tenable". En moyenne, un individu a à sa disposition 3 000 kilocalories par jour. Mais les disparités sont fortes : on atteint les 4 000 dans les pays riches de l'OCDE, et même 4 500 aux Etats-Unis, contre seulement 2 300 en Afrique sub-saharienne.
Dans le scénario axé sur le développement durable, les chercheurs estiment que les 3 000 kilocalories quotidiennes doivent être réparties de façon plus équitable dans le monde. Un postulat qui permet de "ne pas augmenter la pression sur les ressources naturelles par rapport à aujourd'hui". Pour les pays du Nord, cela impliquerait de réduire la disponibilité en calories de 25 %. "Ce qui est assez énorme", commente Sandrine Paillard.
Les moyens d'y parvenir sont multiples et impliquent toute le chaîne de production et de consommation. D'abord, il s'agit de réduire "les pertes à la consommation" qui peuvent s'élever jusqu'à 30 % dans les pays riches. Dans la ligne de mire : le gaspillage, notamment celui causé par les aliments jetés après la date de consommation optimale, souvent confondue avec la date de péremption. "L'industrie agroalimentaire aussi se protège, les dates de péremption ne reflètent pas forcément la réalité de la sécurité des aliments", avance la chercheuse.
Ce scénario suppose également des politiques de santé publique "plus ambitieuses" pour lutter contre la suralimentation et les maladies associées, écrit le rapport. En 2003, 1,3 milliard d'adultes dans le monde étaient en surpoids, dont 400 millions d'obèses. Il ne s'agit donc pas seulement de moins manger mais de manger différemment, et notamment de limiter la viande : la production de ruminants a augmenté de 40 % entre 1970 et 1995. Le scénario durable suppose que la part des calories végétales représente 2 500 kilocalories sur les 3 000 journaliers.
"Dès que le régime alimentaire est caractérisé par une forte part de calories animales, la pression sur les ressources naturelles est beaucoup plus importante", rappelle Mme Paillard. Pour l'eau par exemple, le rapport souligne que, quand 100 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de pommes de terre, la quantité s'élève à 13 000 litres pour un kilo de viande de bœuf.

Taxe carbone : en Suède, les entreprises sont exonérées, pas les ménages

Le Figaro - 10 septembre 2009 - Marielle Court
Pionnière de la taxe sur le CO2, la Suède ne tient pas compte des critères sociaux et géographiques. Mais les entreprises voient leurs charges allégées.
Comparaison ne vaut pas raison. Si la France, tous partis confondus, ne tarit pas d'éloges sur le modèle suédois, elle n'entend pas pour autant le transposer tel quel. «C'est un modèle qui marche en termes de diminution de gaz à effet de serre et de croissance», reconnaît Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, en visite à Stockholm cette semaine, même si le système n'est pas transposable en France, pour des raisons sociales.
«Depuis 1990, les émissions de CO2 ont diminué d'au moins 9 %, alors que le produit intérieur brut s'est accru de 44 %», a expliqué Maria Wärnberg qui, en 1991, était conseillère du ministre de l'Environnement en charge de ce dossier. Sans l'introduction de la taxe, les émissions de CO2 seraient aujourd'hui supérieures de 20 % à leur niveau actuel, assure le ministère suédois des Finances.
À l'époque, en l'absence d'un quelconque marché du carbone, le prix de la tonne de CO2 avait été fixé à 27 euros ; aujourd'hui, elle atteint 108 euros, bien plus que les 14 euros - le prix du marché - préconisés par Matignon comme point de départ pour la France.
Lorsque Chantal Jouanno demande si cette nouvelle taxe a été introduite en tenant compte de critères sociaux et géographiques, la réponse est sans ambiguïté : c'est non. Chaque Suédois, quels que soient son revenu et son lieu de résidence, supporte 100 % de la taxe carbone lorsqu'il fait le plein de sa voiture ou remplit sa cuve de mazout.
Les industries en revanche - à l'exception notamment des entreprises de service et du chauffage urbain - en sont très largement exonérées. Pour l'heure, elles ne paient que 21 %, concurrence internationale oblige, expliquent les autorités suédoises. Mais dans le cadre du plan climat adopté au printemps, une hausse a été annoncée. Ce taux devrait passer à 30 % en 2011 et à 60 % en 2015.
Il n'existe par ailleurs aucun mécanisme de redistribution de type «chèques verts». Les sommes récoltées sont versées au budget général. «En termes absolus, un ménage dans les intervalles les plus élevés de revenu paie une facture énergétique plus élevée. Mais en proportion au revenu disponible, ce sont les ménages à plus faible revenu qui ont subi la plus grande augmentation des coûts énergétiques», précise une étude.
Comment expliquer alors que cela soit passé si facilement dans l'opinion publique ? Les autorités suédoises avancent deux réponses. La première est liée à la conscience écologique forte et ancienne des habitants. «Les Suédois sont traditionnellement soucieux de protéger leur environnement», insiste Maria Wärnberg. Mais, surtout, la taxe carbone a vu le jour dans le cadre d'une réforme générale de la fiscalité. Son institution progressive s'est faite en échange d'allégement d'autres charges. La taxe sur l'énergie mais surtout les charges pesant sur le travail.

Notre environnement naturel, allié à la créativité humaine, une source inépuisable de ressources pour notre avenir

analyse On parle beaucoup de dangers, de catastrophes à venir, sans tenir compte de la capacité créatrice de l'être humain. Pourquoi ne pas rester positif et rappeler quelques rêves de progrès écologiques, même anecdotiques ?

«Les forêts tropicales, un pactole biochimique»

Le Figaro - 16 février 2010 - Thomas Vampouille
Partout dans le monde, les forêts tropicales primaires cèdent aux forêts secondaires, remaniées par l'homme. Grand spécialiste des forêts tropicales et de leurs canopées, le botaniste Francis Hallé explique pourquoi il faut absolument sauver ces écosystèmes en danger. Car au-delà de leur valeur écologique, elles possèdent un important potentiel économique.
Les forêts tropicales sont les réserves de vie de notre planète ! Elles sont incomparablement plus riches que les océans, qui couvrent les deux tiers du globe mais ne représentent que 15% de la biodiversité. La forêt tropicale, qui ne constitue que 6% des terres émergées, abrite en revanche au moins 75% de la biodiversité mondiale. Et au sein de ces forêts, on estime que 69% de la faune vit dans la canopée.
Le jour où les industries, pharmaceutiques notamment, s'intéresseront à leurs ressources biochimiques, les forêts primaires seront sauvées. Il faut que ces industries prennent conscience de la valeur économique de la canopée. C'est seulement en donnant un prix aux molécules des cimes des forêts tropicales qu'on arrêtera de les couper pour leurs troncs. Le bois peut être exploité à partir de plantations, alors que ce patrimoine biochimique est unique et ne peut se récolter que dans les canopées.

Les insectes, bifteck de l'avenir

Le Monde - 31 mai 2010 - Gaëlle Dupont
Substituer des larves à la viande ou au poisson est une des pistes envisagées par les Nations unies pour nourrir 9 milliards de personnes à l'horizon 2050. Le développement de la consommation d'insectes comme substitut de la viande ou du poisson fait partie des pistes étudiées très sérieusement pour assurer la sécurité alimentaire mondiale dans les décennies à venir.
analysePlutôt que de crier au loup, trouver des solutions.

Pour aller plus loin...

Pour chaque extrait, le lien vers l'article complet est disponible en cliquant sur le titre.
La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection d'articles proposée est progressivement enrichie et affinée. N'hésitez pas à nous contacter.

Copyright INFOSELEC.net 2011,
tous droits réservés
Plan du site Contact Valid XHTML 1.0 Strict, excepté sigle Twitter et bannière Amazon CSS Valide !