INFOSELEC.net, des briques d'information sélectionnées sur le Net

Vous êtes ici : Infos > Education et Enseignement

Education nationale et Enseignement supérieur :
entre crise et excellence

Dossier d'information et de réflexion - basé sur une sélection d'extraits d'articles de presse de référence - sur la crise de l'éducation nationale, la violence à l'école, la dévalorisation du métier d'enseignant, le ras-le-bol de nombreux enseignants et professeurs, les méthodes d'apprentissage et les programmes, les bonnes et moins bonnes pratiques de l'enseignement supérieur, l'évolution contrastée du niveau des études et des diplômes.

Le blues des enseignants et professeurs face à la dévalorisation de leur métier et à la violence à l'école

...plus d'informations sur le blues des enseignants et des professeurs

Profs au bord de la crise de nerfs

Le Nouvel Observateur - 21 février 2008 - Caroline Brizard
Face à la violence qui s'installe durablement à l'école, les enseignants sont désespérés. Comment transmettre la connaissance au milieu du chahut, des insultes et des agressions physiques ? Rien ne les a préparés à ce rôle de shérif.

Professeurs de lettres au bord de la crise de nerfs

Le Figaro - 17 septembre 2009 - Marie-Estelle Pech
Ancienne enseignante, Charlotte Charpot décrit une école en perdition dans un témoignage cru. [...] Parachutée pour sa première affectation dans la banlieue de Nîmes, il y a six ans, rien ne lui a été épargné : les élèves qui défèquent derrière les portes, les enfants battus par leurs parents, les caillassages de voiture et l'indifférence de sa hiérarchie. «Ce qui est le plus terrible, c'est le choc des cultures, l'absence de mixité sociale, la misère et la tristesse qui suintent, l'absence totale de sourires sur le visage des enfants. Je suis allée travailler dans un ghetto alors que je ne viens pas de ce milieu et le décalage a été immense».

Les agrégés n'ont plus le moral

Le Monde - 21 mai 2010 - Marc Dupuis
L'enquête sur le moral des professeurs du second degré, intitulée " Y a-t-il un malaise enseignant ? " dresse un tableau peu reluisant du moral des agrégés, autrefois aristocratie enseignante du secondaire, et qui se trouvent mis à bas de leur piédestal. Réalisée par la Société des agrégés (8 000 adhérents sur environ 45 000 agrégés en France), elle repose sur les témoignages de plus de 400 de ses adhérents qui ont répondu à son questionnaire. Mais beaucoup de questionnaires retournés étaient inutilisables, car incomplets par crainte de représailles. Ce qui en dit long sur le moral des agrégés.

Des méthodes d'enseignement adaptées ?

...plus d'informations sur les méthodes éducatives

Un collège "incapable de réduire" l'échec scolaire

Le Monde - 1 octobre 2010 - Le Monde
Le collège est en échec. "Un élève sur cinq (soit chaque année environ 150 000 élèves) en sort en ayant de graves lacunes en français et en mathématiques", écrivent les neuf "sages" du Haut Conseil de l'éducation (HCE) dans leur rapport 2010, remis vendredi 1er octobre au président de la République.
Pluraliste, avec ses neuf membres désignés par le chef de l'Etat et les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique et social, cette instance consultative estime que "malgré les efforts et la bonne volonté du corps enseignant, le collège se révèle incapable de réduire la grande difficulté scolaire, de mettre en place un soutien et un rattrapage efficaces, de prendre en compte les différences de rythmes d'apprentissage des élèves, de compenser les disparités sociales".
De l'actuel "collège unique", le HCE propose de passer à "l'école du socle commun", qui garantirait à chacun la maîtrise des compétences de base indispensables. Il plaide là pour la fin d'un collège copié sur le lycée, et pour la construction d'une école obligatoire de la maternelle à 16 ans. "Il est temps, affirme le HCE, que notre pays prenne conscience qu'il a besoin d'élever significativement le niveau moyen des performances de ses élèves s'il veut élargir la base de la sélection de son élite et répondre aux défis mondiaux." Ce but constitue aujourd'hui "une ambition équivalente à celle que Jules Ferry nourrissait pour l'école primaire du 19e siècle lorsqu'il rendit l'instruction gratuite et obligatoire".

Enseignants et parents ne se comprennent plus

Le Figaro - 2 juin 2010 - Marie-Estelle Pech
L'autorité des enseignants est de plus en plus contestée : «Hier, lorsqu'un enfant était puni par son professeur, il avait droit à une deuxième punition à la maison. Aujourd'hui, c'est l'enseignant qui risque un procès, le parent d'élève vient avec un avocat.» Les situations familiales et les contraintes du quotidien sont les principales raisons pour lesquelles les parents se disent démunis pour exercer leur autorité. L'éclatement des familles et ses conséquences, divorce, monoparentalité, recomposition, arrive en tête pour expliquer un déficit d'autorité dans les familles

Les adolescents demandeurs de plus d'autorité

Le Monde - 1 juin 2010 - Julie Brafman
65 % des jeunes et 66 % des parents pensent que les professeurs ont du mal à affirmer leur autorité sur leurs élèves. Une situation largement aggravée par le fait que 65 % des parents ne reconnaissent ni ne défendent cette autorité.

La crise éducative, symptôme et creuset de la crise sociétale, par Anne Fremaux

Le Monde - 5 avril 2010 - Anne Frémaux
En plaçant "l'élève" et non plus le "savoir" au centre des préoccupations éducatives, les artisans des réformes pédagogistes avaient cru résoudre le problème en jouant sur les mots, comme si la question n'était que sémantique. L'élève ou plutôt "l'apprenant" n'a jamais été aussi pris en considération formellement et pourtant, jamais il ne s'est senti aussi factuellement abandonné.
[...] Hannah Arendt, dans un texte célèbre ? La Crise de la culture, qui n'a pas perdu de sa vigueur ?, s'interroge sur ce que la crise de l'éducation révèle de notre société. Loin d'être un symptôme isolé, local, elle traduit la désorientation d'un monde tourné exclusivement vers des buts marchands, des valeurs individualistes (au détriment du collectif), vers le faire-savoir plutôt que vers le savoir. La préoccupation principale des familles est alors que leurs gamins "s'en sortent", quel que soit le moyen : "Star Ac", "Nouvelle Star", football, peu importe ! [...]
La mode du débat participatif a rendu le rapport au savoir difficile : tout le monde a le droit de donner son avis ("à chacun ses opinions") et certains ne voient pas pourquoi ils s'obligeraient à la lecture de tel ou tel auteur qui contredit le leur. [...] C'est là le résultat inévitable d'une relativisation des sources du savoir et de la réduction de la fonction de l'enseignant à celle d'"animateur pédagogique". Réussite éducative, crieront certains ! L'élève s'est enfin émancipé de la tutelle de l'enseignant pour penser par lui-même. Sauf que tout comme la liberté, la pensée n'est pas une "donnée immédiate", mais nécessite médiation, travail et apprentissage.

Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école

Le Figaro - 25 novembre 2010 - Natacha Polony
Un spécialiste américain du cerveau explique que l'acquisition de la culture générale est la clé de la réussite scolaire.
«L'imagination est plus importante que le savoir.» La phrase a beau être signée Albert Einstein, nous sentons confusément qu'elle relève de ces gentilles lubies de génies incapables de comprendre ce qu'ils doivent à une école, certes rigide, mais qui les a faits ce qu'ils sont. Mais Daniel T. Willingham, qui cite ces mots au début d'un des chapitres de son livre, Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école (La Librairie des écoles, traduit de l'anglais), ne se contente pas de signifier sa réticence à l'énoncé du physicien allemand. L'homme est professeur en psychologie cognitive à Harvard, spécialiste du fonctionnement du cerveau, et tout l'objet de son ouvrage est justement de démontrer, à partir de données scientifiques sur les rouages de la mémoire et de la réflexion, combien l'absence de connaissances interdit toute imagination, et tout apprentissage de compétences.
Pourquoi, diable, retenons-nous mieux un texte consacré à un sujet dont nous maîtrisons quelques notions, alors que toute donnée sur un domaine nouveau s'efface inexorablement de notre mémoire? C'est à partir de ce genre d'interrogation simple, comme à partir d'exemples concrets, que Daniel Willigham construit son raisonnement. Est-ce une question de motivation, comme l'affirment nombre de pédagogues, en France ou, avant eux, aux États-Unis? Absolument pas, répond le neuroscientifique, puisque des gens à qui l'on inculque les bases sur un sujet, le football ou les circuits électroniques, auquel ils ne connaissaient rien et qui donc ne les intéressait pas, retiennent mieux de nouvelles données que ceux qui n'ont pas reçu cette formation préalable.
La réponse relève du bon sens, mais elle a plus de force encore quand elle s'appuie sur des études précises: ce n'est pas la «motivation», la «proximité avec le sujet» qui détermine notre capacité à engranger des informations et à les comprendre, mais notre culture générale. Pas de compétences sans un savoir préalable. Apprendre à apprendre ne sert à rien sans un minimum de contenu. Pire, le psychologue démontre combien toute carence de culture générale creuse immédiatement les inégalités, puisque seul le riche s'enrichit: plus on possède de connaissances, et plus on est capable d'en accumuler rapidement. D'où, explique-t-il, cette chute de niveau que l'on observe en CM1 chez les élèves de milieu défavorisé pourtant capables de déchiffrer des textes, mais incapables d'en saisir les non-dits et les références implicites.
Dans un langage simple, et par de petits exercices de réflexion, Willingham fait comprendre à son lecteur le processus qui fait que le cerveau puise dans la «mémoire de long terme» les informations qui lui permettront de résoudre un problème dont les différentes données viennent de présenter à lui et solliciter sa «mémoire de travail», lieu de la réflexion.
La mémoire de travail, vite saturée, a besoin de se référer à ce qui est connu, à ce qui est stocké dans la mémoire de long terme. Conclusion, il faut nourrir la mémoire de long terme, et pour ce faire, s'exercer pour «automatiser le processus qui permet de faire glisser les informations vers notre mémoire de travail». Bref, pratiquer ces exercices systématiques que les «résistants» aux nouveaux programmes du primaire jugent abêtissants et indignes.
De ce genre de constat, Daniel Willingham tire quelques conseils aux professeurs sur la façon dont ils doivent construire leur pédagogie pour faciliter l'apprentissage chez leurs élèves. Il cite en exemple ce professeur qui, pour faire comprendre à ses élèves la condition des esclaves noirs américains, aidés dans leur fuite vers le nord par quelques abolitionnistes, mais obligés de se nourrir de biscuits, leur faisait fabriquer lesdits biscuits à base de farine et d'eau. On ne retient que ce à quoi l'on réfléchit, nous dit Willingham, et ces élèves ne se souviendront que de leur recette de cuisine. Le meilleur démenti aux Itinéraires de découvertes et autres Travaux personnels encadrés vantés par les tenants de l'école ludique.

L'enseignement du français ou le règne du jargon

Le Figaro - 3 décembre 2009 - Natacha Polony
Mais pourquoi diable ne lisent-ils pas ? C'est la question qui taraude aussi bien les professeurs de français que les parents soucieux de la culture de leurs enfants. «Quand je les récupère, le bac en poche, observe Clélia Barrier, jeune enseignante dans le supérieur, ils sont incapables de situer Ronsard ou Victor Hugo. Ils ne lisent pas. Et quand je leur fais étudier le plus beau texte écrit sur la démocratie, le «Discours aux morts» de Périclès, dans La Guerre du Péloponnèse, leur seul commentaire est : "C'est de la propagande." Aucune émotion, aucune adhésion, aucune analyse.» Tout ce travail des professeurs, toutes ces heures de cours, pour en arriver là ?
En août 2006, le journaliste alors chargé des pages éducation de Libération, Emmanuel Davidenkoff, publiait un livre étonnamment critique, au vu de ses articles, sur le système éducatif. La raison de cette soudaine prise de conscience ? Son impuissance à comprendre les cours abscons que subissait sa belle-fille en sixième. Tous les parents ont ainsi vécu des moments de solitude face à des «déictiques», des «focalisations internes» et des «schémas actanciels». Les plus lettrés ont osé se souvenir des Précieuses ridicules de Molière. Car ces notions importées de la linguistique et du structuralisme tels qu'on les étudie à l'université, ont peu de sens pour des gamins de 12 ans, qui plus est maîtrisant mal la langue. «C'est une étrange entreprise que d'équiper de béquilles des êtres à qui l'on n'a pas appris à marcher», écrivait, il y a dix ans, Michel Leroux, professeur de français, dans un texte publié par la revue Commentaire et intitulé «De l'élève à l'apprenant». De ce jargon, ils ne retiennent qu'une masse de mots savants qui peineront à masquer une incompréhension totale des textes.

L'ordinateur n'a pas réussi son entrée à l'école

Le Figaro - 27 août 2009 - Natacha Polony
Les résultats d'une expérience menée dans les Landes ne sont pas convaincants. Collégiens comme professeurs n'utilisent que rarement les possibilités du numérique.
Premier constat, les collégiens se servent de leur ordinateur à 80 ou 90 % pour des activités ludiques, la raison principale étant que 6 professeurs sur 10 ne donnent pas de devoirs à la maison. Jeux pendant l'étude, téléchargement de films pornos… : la charte d'utilisation signée en début d'année se révèle une faible barrière. Quant aux recherches sur Internet, elles sont rarissimes.
«Le principal problème est la maîtrise de la langue française, expliquent les enseignants interrogés. Les élèves ont de plus en plus de mal à comprendre les consignes en général, et l'ordinateur n'y peut pas grand-chose.» Si tous notent l'approche ludique que permet l'outil informatique, ils déplorent la connaissance superficielle que les élèves ont des logiciels et de la navigation, et l'usage systématique du copier-coller.

L'offensive des partisans de l'école traditionnelle

Le Figaro - 2 septembre 2009 - Marie-Estelle Pech
Prônant le retour aux «fondamentaux» et la fin de l'héritage de 68, les «antipédagogistes» ou «républicains» pèsent désormais dans le débat politique

L'Education Nationale, au service des élèves ? La question de l'orientation scolaire

...plus d'informations sur le rôle de service public de l'Education Nationale

Les 16-25 ans, génération qui a perdu foi en l'avenir

Le Monde - 9 mars 2009 - Benoît Floc'h
"Toutes les enquêtes montrent que la jeunesse française va mal, dit le sociologue de la jeunesse Olivier Galland. Les jeunes Français sont les plus pessimistes de tous les Européens. Ils n'ont confiance ni dans les autres, ni dans la société. Ils apparaissent repliés sur leur classe d'âge et fatalistes. Pour une société, surtout en période de crise, c'est un handicap énorme."
L'un des sujets les plus sensibles est la réorganisation annoncée du système d'information et d'orientation des élèves, réforme que plusieurs gouvernements ont tentée en vain. "C'est un enjeu absolument central, poursuit le chercheur. Dans un système éducatif aussi complexe que le nôtre, l'information est une ressource fondamentale. Les inégalités entre les jeunes sont ici énormes, et elles s'accroissent."

Le naufrage de l'orientation à l'école

Le Figaro - 18 septembre 2009 - Natacha Polony
Les conseillers d'orientation-psychologues sont en première ligne. Ils sont 4 256, répartis entre les établissements scolaires et 600 centres d'information et d'orientation. Ils doivent être titulaires d'une licence de psychologie, et poursuivent, après un concours comportant des épreuves de psychologie et de connaissance du système éducatif, des filières et de l'emploi, deux années de formation, dont 6 à 8 semaines de stage en entreprise.
Leur mission : donner aux élèves les informations sur les différentes formations et les aider à définir un projet professionnel. Une mission qu'ils peinent visiblement à remplir. Pas de chiffres, bien sûr : un mauvais conseil ne se vérifie pas par des statistiques. Mais les 50 % d'échec en première année d'université résume les carences du système ; que l'on peut aussi expliquer par le maquis des formations : les seules licences professionnelles sont au nombre de 1 620. Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation, déclarait le 24 mars 2009 : «La grande erreur est d'avoir confié l'orientation professionnelle aux conseillers d'orientation-psychologues, qui sont incompétents pour cela et ne connaissent rien à l'entreprise. Ce n'est pas leur faute, mais ce n'est pas leur métier. Ce choix a été fait pour résorber le chômage des filières universitaires de psychologie.» Pour compenser, donc, certaines erreurs d'orientation…

Orientation : «Il faut se recentrer sur les débouchés»

Le Figaro - 16 septembre 2009 - Natacha Polony
Claire Mazeron, vice-présidente du syndicat national des lycées et collèges , explique que la formation des conseillers d'orientation-psychologues les incite à privilégier les envies des jeunes.
"Dans la façon dont ils conçoivent leur mission, les copsys mettent en avant le «projet» de l'élève. De même que la pédagogie prescrit que l'enfant «construise son savoir», on décrète qu'il doit «construire son parcours», en dehors de toute réalité. On voit d'ailleurs des modes, en fonction des références télévisuelles ou autres. En ce moment, c'est le théâtre. Mais personne ne dit au gamin qu'avec un 3 en français, le théâtre n'est pas envisageable, et que même avec un 18, les places seront chères. On est dans l'ordre de la foi. Et parallèlement, les copsys ont des consignes pour remplir certaines filières un peu vides. De sorte qu'au mois de juin, quand il faut trouver une place en urgence, on envoie tout le monde en CAP comptabilité-secrétariat, alors même que le recrutement ne se fait plus qu'au niveau BTS."

« Privilégier les formations par alternance »

Ouest France - 9 janvier 2010 - Michel Desroziers (directeur général de Sadex embrayages à Fougères et vice-président délégué à la CCI), propos recueillis par Marie Toumit
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes ? "Il faudrait qu'ils s'orientent vers des formations qui proposent ce côté pratique, qu'ils frottent les théories à la réalité. Quel que soit le niveau d'études, les formations en alternance sont intéressantes pour cela. Je conseillerais aussi de bien se renseigner sur les débouchés avant de se lancer dans une filière. L'idée de s'épanouir dans son métier d'accord, mais encore faut-il travailler ! Il faut parfois accepter de faire d'autres choix et suivre une autre filière, pas trop éloigné de sa première envie, mais qui a des débouchés."

Les bonnes (et moins bonnes) pratiques de l'enseignement supérieur et de la recherche

...plus d'informations sur les mérites comparés de l'université et des grandes écoles

Pourquoi la France est une terre de mathématiques

Le Figaro - 24 avril 2009 - Yves Miserey
C'est un fait indiscutable : les Français collectionnent les récompenses internationales en mathématiques comme le prix Abel ou la médaille Fields. Ils se classent juste derrière les Américains, mais, proportionnellement au nombre d'habitants, ils sont de loin les premiers. C'est sans équivalent dans les autres disciplines. Ces prix prestigieux sont un indicateur de la qualité de ce qui se fait de mieux dans la recherche française. Mais c'est à tous les niveaux que les mathématiques en France sont fortes et dynamiques.

Toulouse-I a fait venir des enseignants prestigieux

Le Figaro - 22 janvier 2010 - Marie-Estelle Pech
En seulement un an, l'université a débauché deux professeurs d'Oxford, et un de la London School of Economics. Des négociations sont en cours pour en faire venir quatre autres de Harvard, New York University et University of California. Plusieurs initiatives ont vu le jour pour les attirer : on leur propose des projets de recherche qui permettent de les rémunérer, une équipe de post-doctorants est mise à leur disposition pour les aider, des primes leur sont accordées, etc.

Ces professeurs étrangers recrutés par les facs

Le Figaro - 26 mai 2010 - Marie-Estelle Pech
Les universités, dotées d'une autonomie accrue, sont désormais en concurrence avec les grandes écoles sur le «marché» des enseignants prestigieux. Un Prix Nobel américain recruté par une fac parisienne : le symbole est fort et montre que les universités françaises sont capables d'attirer les meilleurs, quitte à aller les chercher à l'étranger. Les écoles de commerce et d'ingénieurs s'étaient lancées dans cette voie dès les années 1990. Les universités les ont imitées.

Les grandes écoles sont des lieux privilégiés de la démocratisation

Libération - 22 février 2007 - Christian Margaria
La démocratisation de l'enseignement est une exigence d'équité citoyenne. En ce qui concerne le système grandes écoles et­ classes préparatoires, la réflexion part de l'accusation qu'il est élitiste, ce qui est vrai, et antidémocratique, ce qui est faux.

Niveau des études et des diplômes

...plus d'informations sur le niveau des études et des diplômes

Les CM2 moins bons qu'il y a 20 ans

La Dépêche - 29 janvier 2009 - ladepeche.fr
Les écoliers de CM2 sont-ils devenus des cancres en seulement 20 ans ? Une étude réalisée par la Direction de l'évaluation, de la prospective, et de la performance (Depp) pour le compte du ministère de l'éducation nationale sur le niveau des élèves qui se préparent à entrer en sixième, répond nettement par l'affirmative: selon elle, leurs performances en lecture, calcul et orthographe ont baissé de manière «significative» entre 1987 et 2007, avec une chute beaucoup plus marquée les dix dernières années pour la lecture. A contrario, le niveau en cacul semble s'être dégradé entre 1987 et 1997 puis s'est tassé jusqu'à aujourd'hui.

Bac : la série littéraire sombre dans la crise

Le Figaro - 13 juin 2010 - Marie-Estelle Pech
La filière, délaissée par lycéens et familles, a perdu 28 % de ses effectifs en vingt ans.[...] «Un bon élève va toujours en S, un élève moyen en ES et un médiocre va en STG (sciences et techniques de gestion) et s'il n'y a pas de place en STG, il va en L».[...] Le constat est très noir : «Réforme ou non, le menu de la filière L est plus pauvre que les autres. Elle comporte moins de disciplines».[...] «En raison de la baisse continuelle du nombre d'heures de cours, le niveau d'un lycéen de terminale littéraire aujourd'hui correspond à celui d'un troisième des années 1970».

"La valeur des diplômes a très fortement décliné en trente ans"

Le Monde - 7 octobre 2009 - Louis Chauvel
Dans ma modeste contribution Les Classes moyennes à la dérive, en 2006, j'avais montré aussi que la valeur des diplômes a très fortement décliné par rapport à ce que ces diplômes auraient donné trente ans plus tôt [...] La comparaison internationale est très enrichissante. Dans certains pays, en particulier dans l'Europe nordique, mais aussi chez les Anglo-Saxons, le flux croissant de diplômés s'est développé au rythme de la croissance des emplois qualifiés. Dans ces pays-là, il n'y a pas eu de déclassement par rapport aux diplômes. En revanche, en Italie, en Espagne, en Grèce, dans l'ensemble des pays de l'Europe méditerranéenne - dont la France -, les jeunes ont bénéficié d'une très forte croissance des diplômes, mais les emplois correspondants ont connu une croissance beaucoup plus lente. La résultante en Italie, en Espagne, en Grèce, en France également, c'est que beaucoup de diplômés ne peuvent pas trouver des emplois correspondant aux qualifications scolaires qu'ils ont reçues.

Les écoles françaises au top des classements

Le Figaro - 20 novembre 2009 - Marie-Cécile Renault
C'est désormais devenu un rituel : la rentrée universitaire sonne l'heure de vérité pour les écoles de commerce avec la publication des différents palmarès. Un exercice dont les écoles françaises se sortent la tête haute. [...] Parmi les 50 meilleures écoles retenues dans le classement du Financial Times, 17 sont françaises.
«À l'international, nos institutions françaises sont de mieux en mieux appréciées par rapport à ce qui fait leur originalité», explique Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles (CGE). Les business schools françaises sont plébiscitées pour cinq points forts principaux. Tout d'abord un recrutement de qualité. «Nos écoles savent sélectionner de très beaux potentiels selon les principes républicains du mérite», explique Pierre Tapie.(...)
Si les écoles de commerce brillent, les universités tricolores, elles, font grise mine. Le palmarès de Shanghaï, qui propose une hiérarchie des 500 premières universités mondiales, ne retient que trois établissements français dans le top 100.

analyseLe modèle des grandes écoles est plébiscité à l'étranger

À l'étranger, des facultés sélectives

Le Figaro - 15 juillet 2009 - A. P. (avec nos correspondants à l'étranger)
Si les systèmes scolaires secondaires britannique, allemand et américain sont très différents les uns des autres, l'accès à l'université en revanche est dans ces trois pays très sélectif. La simple détention de l'Abitur (bac allemand) ou du A-level (sanctionnant la fin du parcours secondaire en Grande-Bretagne) n'est pas le gage d'une entrée automatique dans l'enseignement supérieur.

Pour aller plus loin

Pour chaque extrait, le lien vers l'article original original complet est disponible en cliquant sur son titre.
La liste des sujets abordés n'est pas exhaustive, la sélection de sujets et d'articles proposée est progressivement enrichie et affinée. N'hésitez pas à nous contacter.

Je me permets de mentionner un discours de Jacqueline de Romilly, intitulé "Il y a un divorce entre enseignement intellectuel et formation morale", sur la différence entre enseignement et éducation.

Flux RSS Flux RSS
Copyright INFOSELEC.net 2011,
tous droits réservés
Plan du site Contact Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !